Lundi 11 mai 2009
1- « Pourquoi vouloir imposer le végétarisme aux autres ? Omnivores un est un choix »D'un point de vue moral, les actions qui font du mal à d’autres ne sont pas une affaire de choix personnel. Le meurtre, la maltraitance d’enfants ou la cruauté envers les animaux sont des actes immoraux et non une question de choix. Aujourd'hui, la société encourage la consommation de viande et les élevages industriels. Hier, elle prônait aussi l'esclavage, le travail des enfants et bien d'autres pratiques qui sont désormais universellement reconnues comme inacceptables...
2- « Les animaux tuent d'autres animaux pour se nourrir. Pourquoi ne pas en faire autant ? »
Pour la plupart de ces animaux, c’est une question de survie, mais ce n’est pas le cas pour l’homme. Au contraire, ne pas manger de viande nous ferait le plus grand bien. Beaucoup d'animaux, y compris certains primates très proches de nous, sont végétariens. Ils sont une meilleure référence que les carnivores pour déterminer le mode d'alimentation qui nous convient le mieux.
3- « Les animaux vont bien mourir un jour ou l'autre, alors autant les manger. »
Les hommes aussi vont mourir un jour ou l'autre. ET alors ?
Cela nous autorise-t-il pour autant à les tuer précocement ou à les faire souffrir ?
4- « Les animaux sont bien traités par les éleveurs, ne serait-ce que parce que c’est une façon de leur faire produire le maximum de lait ou d’œufs. »
Dans les élevages industriels, les animaux grossissent, pondent des œufs ou produisent du lait non pas parce qu'ils sont heureux mais parce qu’ils font l’objet de manipulations génétiques et sont gavés d'antibiotiques et d’autres médicaments. De plus, les animaux destinés à notre consommation sont abattus très jeunes, avant qu’ils aient eu le temps de développer trop de maladies ou de commencer à dépérir. Dans les élevages, les animaux sont si nombreux qu’il est plus rentable d’essuyer quelques pertes que d’améliorer leurs conditions de vie.
5- « Mais que deviendraient tous ces cochons, moutons, vaches et poules si tout le monde devenait végétarien ? »
Soyons lucides : tout le monde n'arrêtera pas de manger de la viande du jour au lendemain. Par contre, moins la demande sera importante, moins on fera naître d’animaux destinés à notre consommation. Les éleveurs pourraient peu à peu se reconvertir, et les animaux, beaucoup moins nombreux, pourraient vivre de façon bien plus naturelle.
6- « Si tout le monde devenait végétarien, beaucoup d'animaux ne verraient jamais le jour. N’est-ce pas encore pire ? »
Difficile d’imaginer qu’une vie en élevage industriel puisse être considérée comme un cadeau. Tout ce qui y attend les animaux, c’est l’emprisonnement, les souffrances et l’abattoir.
7- « Si on ne mangeait plus que des légumes et des céréales, y aurait-il assez de nourriture pour tout le monde ? »
Oui. Les quantités de céréales utilisées pour engraisser les animaux sont tellement énormes que si tout le monde devenait végétarien, il y aurait largement de quoi nourrir tout le monde sur Terre. Elles permettraient de fournir les calories nécessaires à 8,7 milliards d'humains, soit plus que la population mondiale actuelle !
8- « Les végétariens n’ont-ils pas de carences en protéines ? »
Les pays occidentaux souffrent non pas de carences, mais d'une surconsommation de protéines. Un excès de protéines, en particulier d'origine animale, peut augmenter les risques d'ostéoporose et d'affections rénales.
Le pain complet, les légumineuses (pois, haricots et lentilles), le maïs, les champignons ou le brocoli sont autant de sources de protéines.- Presque tous les aliments en contiennent ! Il est quasiment impossible de souffrir de carences en protéines si on consomme les calories nécessaires pour être en bonne santé.
9- « La viande n'est-elle pas indispensable pour la santé ? »
Rien de tel que le végétarisme pour être en bonne santé. La plus importante association de nutrition et de santé au monde (l’Association américaine de diététique, qui compte 70 000 professionnels) a publié sa position sur la question : les régimes végétariens équilibrés sont parfaitement adaptés à la santé de chacun d’entre nous. Par ailleurs, les végétariens ont moins de cholestérol et beaucoup moins de risques de maladies cardiovasculaires et de cancer. Le diabète, l'arthrite, l'ostéoporose, l'athérosclérose, l'obésité, l'asthme et l'impuissance sont aussi liés à la consommation de viande et de produits laitiers.
10- « L'homme n'est-il pas naturellement carnivore ? »
En fait, le corps humain est davantage adapté au végétarisme. Les carnivores ont des griffes, des crocs et un appareil digestif court. Les humains ont au contraire des ongles plats et souples et nos « canines » sont minuscules par rapport à celles des carnivores. Ces petites canines sont plus adaptées à mordre dans des fruits qu’à arracher des lambeaux de chair. Nos molaires plates et notre appareil digestif long conviennent surtout à une alimentation à base de légumes, de fruits et de céréales.
La consommation de viande favorise d’ailleurs chez l’homme le développement de troubles cardiovasculaires, de cancers et de bien d'autres maladies.
11- « Je connais un végétarien qui a des problèmes de santé. Le végétarisme est-il vraiment si bon pour la santé ? »
Comme les autres, les végétariens ont parfois des problèmes de santé ! Ces végétariens là, ne sont pas assez bien renseigné sur le mode d’alimentation végétarienne. Il est cependant établi que les végétariens qui ont une alimentation variée et pauvre en matières grasses vivent plus longtemps et en meilleure santé que les omnivores.
12- « Pourquoi devrais-je culpabiliser de manger de la viande, après tout, ce n'est pas moi qui ai tué l'animal »
L'animal n'est certes pas mort de votre main, mais vous avez payé le tueur. Chaque fois que vous achetez de la viande, vous rémunérez une mise à mort dont quelqu'un d'autre s'est chargé pour vous.
13- « N’est-il pas indispensable de traire les vaches laitières ? »
Pour qu’une vache produise du lait, il faut qu’elle ait un veau. Les « vaches laitières » sont inséminées chaque année pour produire du lait en continu. Les vaches n’auraient pas besoin d’être traites si on leur laissait leur petit. Mais dans les élevages industriels, leur veau leur est retiré deux à trois jours après sa naissance. Les vaches sont génétiquement modifiées et leur production stimulée au moyen d’additifs alimentaires. Même les rares éleveurs qui pratiquent des méthodes non intensives se débarrassent des veaux qui, sinon, consommeraient le lait de leur mère.
14- « Refuseriez-vous de manger un animal même si vous étiez affamé sur une île déserte ? »
Nous sommes capables de tout pour survivre. Des actes de cannibalisme ont par exemple été commis lors de naufrages.. C’est un autre débat. En effet si il n’y a plus rien à manger, je mangerais ce que je trouverais, viande y compris, il en va de MA survie. Mais le problème ne se pose pas dans notre vie de tous les jours ! la viande n’est PLUS vital. D'ailleurs, le jour où je n'aurai pas le choix, je mangerai peut-être mon voisin, qui sait...
15- « Pourquoi ne pas manger d'œufs ? »
Les poules « pondeuses » sont sans doute les animaux les plus maltraités des élevages industriels. Chaque œuf implique pour une poule près de 23 heures de lumière par jour dans une cage plus petite qu’une page A4.
Rendues infirmes et décalcifiées en raison de leur immobilité forcée et de la production intensive de coquilles d'œufs, certaines, dont les pattes se développent autour du grillage, meurent de faim parce qu'elles sont incapables d'atteindre la mangeoire. À deux ans, la plupart, épuisées, sont envoyées à l’abattoir. Par ailleurs, les poussins mâles, qui ne pondront bien sûr pas d'œufs et ne grossiront jamais assez pour être rentables en tant que « poulets de chair », sont dans le meilleur des cas gazés. Ils sont sinon broyés vivants, ou, dans les petites exploitations, sont jetés dans des sacs où ils meurent par asphyxie ou écrasés par un bulldozer.
16- « Les poissons souffrent-ils ? »
Des études ont montré que les poissons ressentent la douleur et que leur sensibilité est quasiment identique à celle des oiseaux et des mammifères. Les poissons ont un cerveau et un système nerveux parfaitement développés et beaucoup de terminaisons nerveuses se trouvent dans leur bouche, dont ils se servent pour attraper leur nourriture, construire des nids et protéger leurs petits. Les poissons ressentent également la peur. Une étude australienne a montré que les poissons qui se sentent pourchassés, prisonniers ou menacés répondent par une augmentation de leur rythme cardiaque et respiratoire et par une décharge d'adrénaline, tout comme nous. Donc oui, les poissons souffrent.
17- « Les poissons et les fruits de mer ne sont-ils pas sains et peu caloriques ? »
Les toxines présentes dans l’eau s’accumulent dans la chair des poissons. Même chose pour les antibiotiques avec lesquels sont traités les poissons d’élevage afin d’éviter les épidémies. De plus, la chair de certains coquillages et crustacés est plus riche en cholestérol que la viande de bœuf ! C’est notamment le cas des crevettes ou des coquilles Saint-Jacques.
18- « Etre végétarien ne sert à rien./Ca ne changera pas le monde. »
Le but du végétarisme est d'épargner des vies animales.
On sait très bien que toute la planète ne sera jamais végétarienne.
Mais un nombre grandissant de végétariens épargnera des millions de vie.
Chaque année, un milliard d'animaux dits de boucherie sont tués en France (sans compter les poissons!).
Le nombre de végétariens français est évalué à 1 à 2 % de la population. Si ce pourcentage passait ne serait-ce qu'à 5 ou 10 %, des dizaines de millions d'animaux seraient épargnés.
Par ailleurs, si on considère qu'il ne faut rien faire car ça ne change pas le monde, ni fait disparaître totalement la souffrance, on ne fait plus rien.
Des animaux meurent euthanasiés dans des fourrières tous les jours et ce n'est pour autant qu'on se dit qu'on ne va pas agir. Le but est de sauver des animaux, même si on ne peut pas tous les sauver.
Il n'y a pas de petite victoire: un animal sauvé c'est toujours mieux qu'aucun.
Même chose pour les gens qui aident les humains. La souffrance humaine n'est pas prête de s'arrêter, mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire. Limiter, diminuer cette souffrance, c'est déjà énorme pour ceux qui souffrent.
19- C'est naturel de manger de la viande.
Notre consommation d'animaux n'a rien de "naturel" pour la simple et bonne raison que l'homme n'a plus rien, ou si peu, de naturel. On vit dans des maisons, on a le chauffage/climatisation, l'électricité, internet...
Se déplacer en voiture, train, avion, ce n'est pas naturel, polluer non plus.
Manger des aliments cuits et avec des couverts, ce n'est pas "naturel".
Avoir recours au sexe sans avoir pour but de se reproduire ce n'est pas "naturel". Prendre des moyens de contraception, c'est pas "naturel", etc.
L'homme mange de la viande parce qu'il aime ça (goût) et par habitude.
20- c'est la chaine alimentaire
Nous ne fesons plus partie de la chaine alimentaire pour la simple et bonne raison que nous ne vivons plus dans la nature au milieu des animaux. L'homme élève des animaux, le plus souvent dans des conditions concentrationnaires, dans le seul but de les manger. Sa consommation de chair n'a rien à voir avec celle des autres animaux.
L'homme n'est pas un prédateur. Il ne court pas après ces proies pour leur planter ses crocs et le manger cru dans la foulée. L'homme est un CONSOMMATEUR, nous somme ne fesons plus partie de la chaine alimentaire faudrait un peu arrêter avec cet argument là hein.
21 - Le lion mange bien la gazelle
Le lion est carnivore. Contrairement à l'homme pour qui la viande n'est pas vitale, il a besoin de viande pour vivre.
L'homme a une conscience morale que le lion n'a pas.
L'homme a conscience que l'animal qu'il a mangé a souffert avant d'arriver dans son assiette.
L'homme a le choix, pas le lion.
Le lion ne fait pas d'élevage industriel où tous les animaux sont destinés à être tués et sont élevés dans des conditions concentrationnaires.
22- L'homme a toujours mangé de la viande/ Si les hommes préhistoriques n'avaient pas mangé de viande, vous ne seriez pas là.
L’homme a commencé sa consommation en étant charognard. Si les hommes préhistoriques n'avaient pas habité les cavernes et porté de fourrure, nous ne serions pas là non plus.
Ce n'est pas parce que les hommes préhistoriques mangeaient des animaux (et encore pas tous: l'australopithèque était semi-végétarien), que nous sommes aujourd'hui obligés d'en manger.
Les hommes préhistoriques portaient aussi de la fourrure, ils n'avaient pas le choix. Aujourd'hui, l'homme a plus de connaissances et de possibilités, ainsi de la même façon qu'on peut choisir de se vêtir sans fourrure, on peut choisir de se nourrir sans animaux.
23 - On peut manger les animaux et les respecter.
Tout le monde n'a pas la même définition du respect". Il est difficile de concevoir que le respect rime avec mort; d'autant plus que l'homme peut vivre sans manger (et donc sans entrainer la mort) des animaux.
Le respect des animaux est défini par l'homme, pas par les animaux. C'est pratique et facile. Aucun humain ne voudrait de ce respect (cf être tué) de la part d'une autre espèce.
donc NON, putain non, mort et respect ne rime pas ensemble. Si tu aimes tant les animaux que ça tu les bouffes pas.
24- Mais la viande, c'est trop bon.
Tous nos actes (et pas seulement l'alimentation) ont des répercussions.
Donner la priorité à son petit plaisir et accepter de faire souffrir des animaux pour le plaisir des papilles relève de l'égoïsme.
Le raisonnement est le même chez celles qui portent de la fourrure: elles savent que les animaux souffrent mais donnent la priorité à leur plaisir de porter ces vêtements.
Le plaisir de certains humains implique aussi de la souffrance chez d'autres humains, pourtant, ce n'est pas une raison pour laisser la priorité à ce plaisir. Le plaisir des uns ne justifie pas la souffrance des autres.
25 - Vous imposez le choix à votre enfant! (à propos d'un enfant végétalien)
Etre végétalien pour les animaux est une valeur éthique.
Le jour où j'aurai un enfant il sera végétalien car je compte lui transmettre mes valeurs éthiques.
Le respect de tous les animaux (y compris ceux de boucherie) s'apprend dès l'enfance.
De la même façon que j'expliquerai à mon enfant qu'on ne tape pas un animal, je lui expliquerai qu'on ne mange pas les animaux car ce n'est pas vital pour l'homme.
Ne pas mettre de la viande dans l'assiette d'un tout petit, ce n'est pas lui laisser le choix.
Mais lui en mettre dans l'assiette, ce n'est pas non plus lui laisser le choix.
Alors, à ne pas laisser le choix à un tout petit, je préfère opter pour un choix sans souffrance.
26 - Les plantes souffrent aussi!
Les plantes n'ont pas de système nerveux ni de cerveau, elles ne ressentent pas la douleur.
Ceci dit, si on est convaincu qu'elles souffrent, c'est une raison de plus d'être végétarien.
Les omnivores consomment plus de végétaux que les végétariens. Ils les consomment indirectement.
Je cite un passage du cite "défi pour la terre":
http://www.defipourlaterre
Citation:
1 kg de bœuf = 20 kg de céréales + 20 000 litres d’eau + (l’équivalent en énergie de) plus d’1 litre de pétrole.
De plus, un bœuf offre 12 fois moins de repas que les céréales qu’il aura consommées.
Il faut garder à l'esprit que les animaux que les omnivores mangent ont eux mêmes mangé des végétaux avant. Et ils ont mangé des quantités considérables de végétaux.
Je suis végétarien, je mange des céréales, mais quand un omnivore a mangé l'équivalent d'un kg de boeuf, je suis très loin d'avoir mangé 20 kg de céréales.
Donc, pour ceux qui se soucieraient de l'éventuelle souffrance des plantes, retenez que vous en ferez moins souffrir en étant végétarien qu'en étant omnivore.
27 - A cause vous, les bons élevages ne se développent pas
Un bon nombre de militants de la pmaf (protection mondiale des animaux de ferme) sont des végétariens. Ils tiennent des stands et informent les omnivores sur les différents élevages.
Les végétariens ont conscience que tous les omnivores ne vont pas arrêter de manger de la viande mais ils savent que certains omnivores préfèrent manger des animaux (légèrement) moins maltraités.
Par ailleurs, en étant végé, je favorise l'apparition de produits qui n'existaient pas ou se trouvaient très difficilement en supermarché il y a encore quelques années: steacks de soja, galettes de cérérales, pâté végétal, quelques plats préparés vg (cf sojasun et bjorg), yaourts et crèmes de soja, laits de soja, riz, amande, etc.
28 - Si on ne mangeait pas de viande, des espèces n'existeraient pas/plus
Il n'y a pas à se congratuler du maintien en vie de certaines espèces grâce à la boucherie...
Il ne faut pas oublier que ces espèces existent à cause de l'homme et pas grâce à l'homme. Elles sont le fruit de son égoïsme et de sa cupidité. Oui, faut toujours plus de lait, plus de viande, plus de poils: alors on croise et recroise certains individus pour obtenir ce qu'on veut. Ils sont là, tels qu'ils sont parce qu'on n'a pensé qu'à notre intérêt. Nous, nous et encore nous...
Oui, il faut toujours plus de viande (et pas chère par-dessus le marché), donc plus d'animaux abattus: on entasse dans des élevages industriels dignes de camps de concentration.
On devrait avoir honte d'avoir "fabriqué" des espèces dans le seul but de les exploiter. Et elles sont donc (quasi) impossible à introduire dans la nature, la faute à qui?
En ce qui me concerne, ces espèces "de la honte", ça me gênerait pas de les voir disparaitre un jour.
Quant à ceux que la disparition de certaines espèces/races angoissent (au cas où tout le monde deviendrait vg), qu'ils se disent que toutes ces espèces pourraient être maintenues en vie. Il suffirait de payer pour.
Et y'aurait pas besoin de millions d'individus d'une même espèce puisqu'il n'y aurait plus d'exploitation. Et pour une fois l'homme pourrait montrer qu'il aime vraiment les animaux, qu'il peut leur permettre de vivre sans attendre quelque chose en retour.
29 - Mais je mange seulement ceux qui sont élevés pour ça
Je ne vois pas en quoi le fait de les élever pour les tuer ôte la cruauté?
Oserait-on dire la même chose au sujet de la fourrure?
"Mais je ne porte la fourrure que d'animaux élevés pour ça?"
Honnêtement:
Aimerait-on être élevé pour être exploité/tué?
Aimerait-on voir nos enfants mourir pour le bon plaisir d'une autre espèce?
Aimerait-on mourir au mieux jeune adulte?
Aimerait-on vivre dans des camps de concentration? Ou même avoir un peu d'espace mais toujours limité?
30 - Vous manquez d'ouverture d'esprit/ Vous êtes intolérants.
La majorité des VG n'est pas née VG, il y a un moment où on a dû s'interroger sur nos actes.
Etre VG est une ouverture d'esprit envers les animaux et une capacité à la remise en question.
Et que dire de l'intolérance des omnivores envers les animaux? Pourquoi chouchouter certains animaux et en tuer d'autres?
Pourquoi tuer des animaux alors qu'on n'en a pas besoin pour vivre?
31 - Des gens meurent de faim chaque année, vous refusez ce que d'autres n'ont pas / Vous faites les difficiles / Etre vg est un luxe
1- à quelqu'un qui souffre de famine, je proposerai un steak de soja plein de protéines.
De toute façon, quand est-ce qu'on a proposé de donner de la viande aux habitants d'un pays touché par la famine? Quand on fait mine de s'occuper d'eux, on leur envoie gracieusement le centième de ce qu'on a dû leur prendre...
A ce propos, les élevages industriels (très grande majorité des élevages) ne produisent pas la nourriture du bétail eux-même, ils l'achètent.
L'élevage demande des quantités astronomiques de végétaux (20 kg de céréales pour produire 1 kg de boeuf).
Des céréales sont donc importées des pays du Tiers-Monde pour nourrir le bétail occidental. Dans des pays tels que le Ghana, Sénégal, Costa Rica, Il Maurice, Philippines, plus de la moitité des terres cultivables est consacrée uniquement à des cultures d'exportation. Ce sont autant de terres qui pourraient nourrir les populations locales.
A l'heure actuelle, le Brésil subit une déforestation massive pour faire pousser puis exporter du soja destiné uniquement au bétail de pays plus riches.
Manger de la viande industrielle participe à affamer le Tiers-Monde.
2- ce n'est pas parce qu'on vit dans un pays pauvre qu'on se fout de la condition animale... L'Inde est probablement le pays comptant le plus de végétariens et la majorité des gens est pauvre. Le régime alimentaire (qu'il soit végé ou omnivore) n'a rien avoir avec le luxe ni la richesse.
3- Vu le prix considérable de la viande, être vg ne coûte certainement pas plus cher.
De plus, le luxe n'est pas d'être végé mais de pouvoir se poser des questions. Après, c'est chacun ses réponses...
32 - Etre vgR ne suffit pas, faut être vgL (mais comme je me sens pas, bah je vais rester omni) / c'est hypocrite d'être végétaRien (cf par opposition à végétaLien)
Ce genre de remarques est surprenant de la part de gens qui mangent les animaux.
1- Les vgR consomment (comme les omnis) lait et oeufs, et les vaches et poules partent l'abattoir (même si ce ne sont pas les vg qui les mangent).
Mais pourquoi ne pas en faire autant que les vg?
Si vous considérez qu'être vgR est hypocrite, vous reconnaîtrez cependant que c'est moins hypocrite que de se dire amis/protecteurs des animaux et de les manger.
Pourquoi ne pas vous aussi vous contenter de profiter seulement des vaches et poules? Pourquoi continuer à manger cochon, mouton, poisson, dinde, ou je ne sais quel animal? Pourquoi ne pas limiter l'hypocrisie et donc l'exploitation?
2- Certains vgR (en particulier ceux qui n'ont pas le net) ne savent pas ce qu'implique la consommation de lait et oeufs.
3- La consommation d'oeufs est nettement moins problématique: dans beaucoup d'endroits (campagne et ville), il y a des particuliers qui ont des poules seulement pour les oeufs. Un vgR qui a un petit jardin peut avoir quelques poules pour les oeufs ou en acheter à un voisin qui aurait des poules.
C'est tout à fait gérable d'être "ovo-végétarien" sans financer la boucherie.
* Et s'il ne devait y avoir que des végétaLiens (puisque vgR ne suffit pas), notez que c'est très souvent le végétaRisme qui mène au végétaLisme, pas l'omnivorisme.
33 - Si on arrête de les manger, les animaux vont nous envahir.
L'homme élève les animaux qu'il mange. C'est lui qui décide de leur naissance (et de leur mort). Si tout le monde arrêtait de manger des animaux, il n'y aurait plus d'élevage et donc aucune invasion.
34 - On meurt tous un jour/ La mort fait partie de la vie.
Je trouve bien facile pour les humains de dire: "La mort fait partie de la vie".
Nous (humains), n'allons pas mourir de façon précoce:
- pour nourrir une autre espèce (boucherie)
- pour vêtir une autre espèce (fourrure)
- parce qu'on ne plait pas/plus (euthanasie en refuge)
- pour divertir une autre espèce (corrida)
et j'en passe.
D'autre part, il serait mal venu de dire à quelqu'un vivant dans un pays en guerre et risquant de mourir: "La mort fait partie de la vie".
Oui, la mort fait partie de la vie. Et alors? Est-ce une raison pour accepter la mort prématurée des uns et des autres? Je ne pense pas.
35- Puis-je devenir végétarien du jour au lendemain sans danger pour ma santé ?
Oui. Il y a peu de différences entre un régime végétarien et un régime omnivore du point de vue nutritionnel.
Les aliments en eux-mêmes importent peu, ce qui compte c’est ce qu’ils contiennent, et à quelques exceptions près, les nutriments sont identiques qu’ils proviennent des plantes ou des animaux.
Ceci dit, il est rare que quelqu’un arrête de manger de la viande du jour au lendemain. Pour des raisons pratiques, sociales ou psychologiques, les gens mettent souvent plusieurs mois pour devenir complètement végétariens.
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